Quand je t'aimais, pour toi j'aurais donné ma vie,
Mais c'est toi, de t'aimer, toi qui m'ôtas l'envie.
A tes pièges d'un jour on ne prendra plus ;
Tes ris sont maintenant et tes pleurs superflus.
Adieu, reste, pars, seulement ne me dis pas que je ne souffre pas. Il n'y a que cela qui puisse me faire souffrir davantage, mon amour, ma vie, mes entrailles, mon frère, mon sang, allez-vous-en, mais tuez-moi en partant.
Adieu la Cour, adieu les dames,
Adieu les filles et les femmes,
Adieu vous dis pour quelques temps,
Adieu vos plaisants passetemps ;
Adieu le bal, adieu la danse,
Adieu mesure, adieu cadence,
Tambourins, hautbois et violons,
Puisqu'à la guerre nous allons.
Je t'envoie un dernier adieu, ma bien-aimée, et je te l'envoie avec confiance, non sans douleur, mais sans désespoir, [...]
Quelle soif, mon george, ô quelle soif j'ai de toi ! [...]
Je me meurs, adieu !
Un homme éclate contre une femme qui ne l'aime plus, et se console ; une femme fait moins de bruit quand elle est quittée, et demeure longtemps inconsolable.
Pardonnez, je vous en supplie, au désordre de mes sens. Je devrais peut-être m'abandonner moins à des transports que vous ne partagez pas : il faut vous quitter un moment pour dissiper une ivresse qui s'augmente à chaque instant, et qui devient plus forte que moi.
Pierre Choderlos de Laclos ( Les Liaisons Dangereuses )
Tu pars ; et cependant m'as-tu toujours haï, Symétha ?
Non, ton coeur quelquefois s'est trahi ;
Car, lorsqu'un mot flatteur abordait ton oreille,
La pudeur souriait sur ta lèvre vermeille.